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« Cette branche du lac de Côme… »

Saint Côme

Je me souviens : au moment de mon diplôme,
J’étais encore une môme.
J’aimais bien étudier les idiomes,
À l’époque, il n’y avait pas Google Chrome.
On s’écrivait des indices sur la paume.

En géographie, on étudiait le Pô, le Rhin et la Saône,
En histoire, les noms de tous les royaumes,
En chimie, la combinaison des atomes.

Mais surtout, en italien, je lisais :
« Cette branche du lac de Côme… »
Ah ! Que la littérature m’embaume !

Et l’après-midi, des balades entre copines
Sur la place du Dôme,
Des hivers dans l’epais brouillard
De la ville fantôme…

Tous ces souvenirs ont un doux arôme.

Rencontre d’un matin

Saint Firmin

Je l’ai croisée un gris matin
Dans la rue des Gobelins
Où je marchais avec mon cousin
Qui n’allait pas très bien.

La voilà apparaître soudain.
Elle portait une veste bleutée en satin,
Des lunettes de soleil et un sac Louboutin.
Elle se déplaçait, sinueuse comme un félin,
Avec un charme presque divin
Qui ton attention instantanément retient.

Capturée, celle mon cousin :
Tout d’un coup, il a l’air d’un crétin,
La bouche entrouverte, le regard pas malin.
Il était aussi mignon qu’un petit poussin,
L’air perdu comme celui d’un gamin.

Le passage de Madame Cottin
À notre balade-potins a vite mis fin.
Heureusement, pas totalement en vain :
La jolie femme baisse ses lunettes d’une main
Et nous fait un petit clin.

Ça a suffi à balayer tout notre chagrin
Et à nous rendre joyeux et sereins.
La vie, de ce genre de cadeaux, en a plein.

Une drôle d’histoire

Saint Gérard

Pendant ma balade du soir,
Un jour où j’avais le cafard,
Sans le vouloir, je m’égare.
Je vois au loin un phare.
Serait-ce une voiture ou un motard ?
Mais cette lumière vient d’un hangar.

Comme si je vivais dans un polar,
Je m’approche jusqu’à apercevoir,
Au loin, deux êtres bizarres,
Qui se révèlent être un renard et un léopard.

Ils portent des vêtements un peu ringards, marchent sur deux pattes et se marrent,
Et boivent du champagne en dégustant du homard.

C’est quoi, ce bazar ?
Réveille-toi, petit flemmard !
Tu dors tout le temps comme un loir,
Et ça, c’est juste un drôle de cauchemar !
Cela ne peut pas exister, point barre !

Mais les deux amis se tournent et viennent me voir :

« Qu’as-tu, jeune homme aux yeux hagards ?
À quoi ne peux-tu pas croire ?
Viens ici, on t’offre à boire ! »

Je m’approche de leur jolie table noire.
Au milieu, une bassine avec des nénuphars,
Trois assiettes et une quatrième à part,
Pour une tarte coupée en quarts.

« Sers-toi, gentil clochard,
C’est une tarte aux épinards,
La préférée de Mozart,
Qui arrive bientôt, il est toujours en retard. »

Confus, je bégaye : “… Mo… Mozart ?”

« Oui, c’est notre ami le lézard,
Un drôle de nom pour quelqu’un
Qui ne touche même pas une guitare ! »

Je ris avec eux et je prends ma part.
C’est hyper bon, préparé dans les règles de l’art.

« Avouez que vous êtes des êtres assez rares…
Et moi, je ne suis pas un clochard !
Je viens de la ville d’à côté,
Où il faut vite que je me barre. »

« Ah, d’accord, copain ! T’inquiète pas, prends notre car.
On est là pour ça : tous les soirs, quelqu’un vient nous voir.
Vous avez tous en commun le même regard…
Et un look un peu toquard ! »

Et encore, ils se tapent des barres.

Je prends leur car,
Je leur dis merci et au revoir,
Et je repense à cette drôle d’histoire.

Peut-être que tout cela est illusoire,
Mais qui sait ? Parfois, la vie nous emmène quelque part,
Tout à fait par hasard,
Et, d’une manière ou d’une autre,
Arrive toujours à nous émouvoir.

Que la vie est dérisoire !

Qui sait ?
Un jour, je tomberai peut-être sur Mozart !

Léa et Jean

Saint Constant

Léa et Jean s’aiment énormément,
Ils ont beau être différents,
Leur amour, lui, n’est pas hésitant.
Tous les deux, l’un à l’autre, donnent de la joie tout le temps.

Même si les incompréhensions viennent souvent,
Avec douceur, écoute et élan,
Ils restent soudés, car c’est si évident
Que l’un pour l’autre ils sont faits depuis longtemps.

Leur bonheur est si proche, vraiment,
Il leur suffit d’aller de l’avant,
Leur vie à deux construisant :
Quatre murs, un chien et peut-être deux enfants,

Un jardin pour accueillir le printemps,
Voir la nature renaître doucement,
Et avec elle, leur amour toujours aussi vibrant.

Que dieu bénisse le vieux Maurice !

Saint Maurice

Le vieux Maurice
A un drôle de vice :
Tester les petits novices,
Voir s’ils comprennent ses blagues pleines de malice,
Malgré le peu d’indices
Et son humour que dans toutes ses phrases il glisse.

Comprendre ses vannes, c’est comme jouer à Tetris,
On dirait qu’il a perdu quelques vis !
Quand il éclate de rire tout seul derrière ses coulisses,
Personne ne sait quoi faire, même pas son fils.

On voudrait juste appeler la police
Ou un médecin, pour que son cerveau il revisse !
Mais il est drôle, notre Maurice,
Et a un cœur grand comme un édifice.

Il aime faire rire, car les liens, ça tisse,
Et souhaite que la joie dans le monde grandisse.
Que Dieu le bénisse !

Cauchemar odieux

Saint Matthieu

Je rêve d’un mal insidieux,
Qui s’installe, sinueux,
Dans mon esprit d’habitude joyeux.

Je ressens dans ma gorge un nœud,
Dans mon ventre, un immense creux,
Des larmes se forment dans mes yeux,
Et le désespoir me gagne peu à peu.

J’ai en bouche un goût terreux
De qui avale des mots trop fastidieux,
Espérant être sauvée par Dieu.

Je me réveille et plus rien n’est dangereux.
À côté, mon amour dort tout pieux.
Aux angoisses, je peux dire adieu.

Mes adorées au gré de la marée

Saint André

Dans cette belle rentrée,
Nous sommes cinq femmes,
Parties pour un week-end en retrait,
Dans une maison normande joliment décorée,
Nichée entre mer et forêt.

Même si le départ, avec les bouchons, était un peu foiré,
Nous avons pu, à notre arrivée,
Profiter d’un coucher de soleil rose et doré.

Après une bonne nuit de sommeil pour récupérer,
On a brunché, puis direction la marée,
Pour marcher, se baigner ou simplement tout admirer.

Une pause gourmande dans une biscuiterie qu’on avait repérée,
Puis, une fois rentrées,
Un moment paisible dans le jardin avec nos cahiers à colorer,
Suivi d’un dîner sain et équilibré.

Jeux et confessions ont ensuite fait notre soirée.

Au réveil, le lendemain,
L’une sortait s’étirer,
L’autre, le long de la mer, courait,
Et les autres le petit-déjeuner préparaient.

C’est beau, toutes ces femmes qui, ensemble, ont créé
Ce week-end magique, et tout ça de leur plein gré.
Entre elles, elles savent qu’elles peuvent rire, parler ou pleurer,
Se confier sans avoir peur de paraître exagérées.
Pas besoin de tout expliquer ou de se faire déchiffrer :
Entre elles, elles peuvent être vraies.

Voici qu’on est rentrées en début de soirée,
Et j’espère que bientôt, avec elles, je repartirai.
J’ai vraiment adoré !

Écrire ensemble c’est la folie !

Sainte Émilie

Rosalie part en Italie.
Elle se réjouit de manger des raviolis et des fusilli!
Elle se balade dans les jardins de Tivoli.
En cueillant des pissenlits, elle se fait un torticolis et se retrouve au lit.
Adieu les jardins de Boboli.
Elle se console avec les frères Agnelli qui la trouvent fort jolie.
Ils s'occupent en jouant au Monopoli.
Sa journée était bien remplie.
Sur un coup de folie, elle part à Bali.
Adieu les fratelli!🇮🇹🇮🇹🇮🇹
Alice @fiona @rachel

Le sortilège de Nadege

Sainte Nadege

Comment pourrais-je renoncer à me rendre au cortège,
Rien que pour voir la belle Nadège,
Avec sa peau blanche comme la neige
Et sa robe beige qui déborde de son siège ?
Ah ! Comme je voudrais entrer dans son manège !
Je suis tombé dans le piège,
Comme victime d’un sortilège…
Vivement que mon cœur enfin s’allège…
Mais sans cet amour, comment ferais-je ?

Dans Paris avec mon poto

Saint Renaud

J’ai retrouvé une photo
De moi et de mon ami Fabio,
En train de rigoler rue Rambuteau.
Je suis partie et il est venu me voir aussitôt.

Au petit déj’, un bon pain au choco,
Et vite dans Paris à explorer tout ce qui est beau.
On se perdait dans ses rues blindées de restos.
On aimait bien se sentir incognito,
Se déplacer partout en métro,
On trouvait ça rigolo.

En dépenses, on y allait quand même mollo,
On était étudiants et on n’avait pas gagné au loto.
Heureusement que mon appart était cadeau.
Des balades et des pique-niques à gogo,
Sur le pont, regarder le soleil aller au dodo.

J’ai adoré ces moments avec mon frérot.
J’ai hâte qu’il revienne bientôt,
Cette fois-ci avec son petit ami Gio.

Un été à Saint Cyprien

Saint Cyprien

Je me souviens de ce jour à Saint-Cyprien,
En pleine nature, il ne me manquait rien.
Du canard, de la truffe et du bon vin,
Dans cette région, je me suis sentie tellement bien.

Et puis Les Eyzies, Sarlat et encore Cadouin,
Entre les falaises et la rivière,
La ville et le ciment étaient si loin.

J’aimerais un jour revisiter ce beau coin
Et me rebaigner dans la Dordogne, enfin.

Des jours rayonnants !

Saint Roland

Aujourd’hui, soyons contents,
Fêtons ensemble ce ciel bleu et ce beau temps.
Bientôt, l’hiver nous retrouvera sur nos divans,
Le petit bidou et le visage tout blanc.

Alors fêtons cet été qui dure plus longtemps,
Profitons pleinement de ce bel instant.
À vous de trouver comment :
Ça peut être avec la danse ou le chant,
En allant courir ou simplement en rigolant.

Merci septembre d’être aussi plaisant,
Faisons le plein de soleil maintenant,
Avant que l’automne n’emporte tout avec le vent !

Une démarche sincère

Saint Albert

J’ai toujours eu l’impression d’être un peu singulière.
Au lycée, on me disait que je sortais de l’ordinaire, qu’autour de moi, il y avait une lueur de mystère. C’est sûr que qui j’étais à l’époque ne m’était pas très clair.

Je crois juste que, par peur de ne pas plaire, je gardais mes passions solitaires, ou les partageais seulement avec mes amis les plus chers.

Puis je suis partie dans deux villes étrangères.
Au début, pour garder les pieds sur terre, je travaille comme secrétaire.
Très vite, quelque chose en moi se libère, et je commence à assumer que je ne veux pas d’un job ordinaire.
Surtout pas dans un bureau, entourée de commères qui font semblant de s’aimer pour devenir aussitôt des vipères.

La vie d’entreprise m’a laissé un goût un peu amer… ou c’était peut-être le goût des afterworks à la bière 😅

Maintenant, si je regarde en arrière, c’était quand même un peu sympa de travailler toujours aux mêmes horaires, mais bon… je ne me voyais pas faire carrière ou lutter pour une augmentation de salaire .

Comme la vie est trop éphémère, j’ai lancé mon entreprise de yoga et, très vite, tout s’accélère.
Me voilà petite femme d’affaires, avec ma solution aux somnifères !

Dans cette démarche, je me sens beaucoup plus sincère.

J’ai créé mon petit univers où les gens ne se font pas la guerre, où être trop fier n’est pas necessaire. Pour participer tu ne dois correspondre à aucun critère, tu viens simplement avec l’envie de laisser le yoga faire.

Maintenant, je me sens plus légère.
J’assume même mes petites habitudes particulières, comme mon obsession pour les métros et les RER, et ma dévotion à toutes mes copines, que je considère comme de belles fées ou de puissantes sorcières.

J’aime aussi beaucoup aller dans des marchés pas chers collectionner de vieilles tasses et théières qui, autrefois, appartenaient à de gentilles grand-mères… ou, qui sait, à de vieilles mégères.

C’est sûr qu’en étant à mon compte, le temps passe vite comme un éclair et, même si je suis bavarde, la seule chose dont je rêve souvent, c’est de me taire !

Au final, on rêve toujours de ce que la vie ne nous permet pas de faire.

Peut-être qu’un jour, je me reconvertirai en bibliothécaire, ou que j’écrirai un livre qui explique pourquoi, sur la ligne 9, il y a une station qui s’appelle Voltaire et qu’aucun métro n’a d’arrêt nommé Molière !

C’est le temps de rimer !

Saint Aimé

Tous les jours, j’ai mon passe-temps bien-aimé :
Trouver des phrases qui veulent bien rimer.

Je me retrouve à écrire, réécrire, puis gommer,
Parfois, dans un vers, je me retrouve paumé.
Attention, un seul mot peut tout abîmer.
Bien m’appliquer, j’ai toujours aimé,
Non pas pour frimer,
Mais car, une fois une passion semée,
Je suis prête à l’assumer.
Alors avec patience chaque jour je m’y mets,
J’aimerais m’y tenir jusqu’au moins le mois de mai.

J’espère donc écrire des textes assez animés,
Peut-être pas toujours au sommet,
Mais faits avec le cœur, ça, je vous le promets.

Bonne nuit

Saint Guy

Pas de rime Aujourd’hui.
Épuisée comme je suis,
Je serai allée au lit à midi.
Bonne nuit les amies.

Un mariage simple et extra

Sainte Théodora

Theodora rêve d’un mariage absolument extra,
Elle portera une robe simple et juste un peu de mascara.
Elle n’invitera que les amis avec une belle aura,
Et surtout pas ceux qui, envers elle, furent ingrats.

Tout le monde du bon vin boira,
Et de délicieux plats dégustera.
Chacun sera heureux d’être là.

Le soir, très heureuse, elle pourra
Se faufiler avec son mari sous de nouveaux draps,
Puis s’endormir sereinement dans ses bras,
Sachant que leur amour, désormais, tout le monde connaîtra.

Ma femme, ma forteresse

Saint Inès

Je n’ai jamais connu une femme d’une aussi grande finesse.
Elle s’appelle Agnès, ses parents viennent de Grèce,
Ils habitaient à côté de mon ancienne adresse.

Je l’ai rencontrée en rentrant de la messe,
Un jour où j’étais dans le stress.
Avec l’élégance d’une princesse,
Elle m’apparut comme une déesse.
Ses cheveux couleur miel étaient noués en deux tresses,
Et ses yeux verts remplis de gentillesse.

Quand elle me voit, la tête je baisse.
Elle rigole, attendrie par ma maladresse.
Au début, ça me blesse,
Mais elle le fait avec tant de délicatesse
Que ma gêne rapidement cesse.

Dans ma vie, avec tant de choses qui m’agressent,
La petite Agnès est vite devenue ma forteresse.
Nous nous sommes unis avec tendresse.
Je chéris aussi bien ses caresses
Que ses conseils pleins de sagesse.
Elle choisit ses mots avec beaucoup de justesse,
Comme une véritable poétesse.

Nous habitons aujourd’hui dans un petit deux-pièces,
Moi, je suis prof et elle est maîtresse.
Nous avons hâte que notre premier enfant naisse.
Je veux être avec elle jusqu’à ma vieillesse.

D’être comique n’est pas Pratique !

Saint Frédéric

Il en avait marre d’être un personnage public.
Au début, ça peut paraître être une vie magique : tout le monde t’adore et te trouve charismatique.
Mais c’est très dur au niveau logistique : beaucoup de temps passé à étudier ses répliques et à gérer les journalistes qui cherchent des scoops pour un peu de fric.

C’est sûr, être connu n’est pas non plus si tragique, sauf pour quelqu’un qui a percé grâce à un rare alignement cosmique et qui, au fond, est simplement un gros geek.
C’est le cas de Frédéric, qui aimerait plutôt travailler dans la robotique, mais qui a, malgré lui, un visage angélique et une veine comique qui l’ont rendu connu jusqu’en Amérique !

Il réfléchit à prendre une année sabatique, s’isoler dans une petite maison en brique pour travailler comme un fou dans l’informatique, loin de cette vie qu’il critique.

Les mardis c’est si bien !

Saint Adrien

Ma journée se déroule hyper bien,
Je donne cours aux Zédiens et à d’autres élèves à qui je tiens.
Nous avons travaillé, en équipe, la posture du chien.
Et certains ont même reçu un massage crânien !

Avec quelques-uns, j’ai pris un flat white très aérien
Dans le café d’en face, où le barista sait déjà qu’on vient !
Et le midi, petit bò bún avec les autres copains,
Dans la cour arborée d’un immeuble parisien.

Puis ma coloc me masse le long de tous les méridiens,
Et toute détendue, je sors maintenant avec mon musicien !

Le mardi, il ne me manque vraiment rien !

Entoure-toi de reines !

Sainte Reine

Elle se rendit vite compte que sa vie était pleine,
Qu’elle se sentait enfin sereine.
Au fond, il suffit d’une relation saine,
D’une amie qui de tes joies se réjouit
Et jamais ne juge ses peines,
Et de ces amies, elle en avait une dizaine !

Il y a Marie, Anna et Madeleine,
Julie, Juliette et Loreine,
Et d’autres encore, dont les prénoms je ne suis pas certaine !

Elles sont toutes différentes et uniques dans leur dégaine,
Elle les trouve toutes belles comme des sirènes,
Charismatiques sans être hautaines.
Ce sont des femmes incroyables, de vraies reines !